« Depuis son ouverture en 2021, notre centre support CURe Champagne-Ardenne a toujours eu pour mission, en plus d’offrir des soins spécifiques dédiés au rétablissement des patients, de participer à la déstigmatisation des troubles psychiques auprès du grand public, afin de changer le regard porté sur la santé mentale et rendre ces sujets moins tabous », explique le Dr Céline Béra-Potelle, cheffe du service de soins ambulatoires visant le rétablissement (SSAVR) de l’EPSM de la Marne. Très rapidement, les équipes ont constaté que sensibiliser le public impliquait aussi de sortir des unités de soins pour aller à la rencontre de celles et ceux qui ne franchiraient jamais spontanément les portes d’un service de psychiatrie.
Au fil des années, l’événement a pris de l’ampleur et réunit désormais de nombreux partenaires. « L’ensemble des professionnels du SSAVR sont mobilisés, notamment le CMP Maupassant, le Centre de Prise en charge Précoce des Psychoses et d'Orientation (C3P-O), l’hôpital de jour Voltaire et le Centre régional de psychotrauma. Ils ont rapidement été rejoints par le pôle d’addictologie de la Marne, le service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHU de Reims, l’ESAT Élisa, puis plus récemment par l’UNAFAM et l’association L’Amitié », souligne la psychiatre.
Des ateliers accessibles à tous
Plus qu’une succession de stands, l’événement prend la forme d’un véritable « village » où le public pourra rencontrer des professionnels de la santé mentale, des personnes concernées et des aidants, dans une ambiance conviviale et bienveillante.
Des ateliers spécialement conçus pour les enfants seront également proposés. « Santé mentale : tous concernés ! permet notamment de vivre des expériences immersives pour mieux comprendre les ruminations ou la dépression, de découvrir le modèle vulnérabilité/stress à travers des manipulations concrètes, de réfléchir à ses habitudes de bien-être au quotidien ou à son rapport aux substances psychoactives, mais aussi de s’informer sur les lieux de soins et de soutien », souligne le Dr Béra-Potelle.